Où va l’argent ? -Vu dans le Diplo

Avec le développement de l’ingénierie financière et le démantèlement des cloisonnements mis en place après la crise de 1929, les banques se sont métamorphosées en « conglomérats financiers ». Elles interviennent désormais dans plusieurs métiers : la banque traditionnelle, mais aussi les activités de marché (banque d’investissement) et l’assurance (risques incendie, accidents, assurance-vie). Lire la suite

Pierre Gattaz et Radiall : bons élèves ?

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By Jef Safi

 

Pierre Gattaz, le patron des patrons, dirigeant modèle avec son entreprise, Radiall ?

Revenons sur une enquête de l’huma, datant de 2014, qui révèle alors que l’entreprise de Mr Gattaz ne paye quasiment pas d’impôts en France grâce à un montage financier (légal, précisons-le, les plus polis parlent d’optimisation fiscale). Ainsi, le même homme qui déclarait : « Il faut bien comprendre que nous sommes les seuls à pouvoir créer de l’emploi et de la richesse. L’entreprise va très mal en France depuis des mois, des années. Il faut baisser la charge fiscale et instaurer un climat de confiance. », ne payait en 2013 que 202000 euros d’impôts pour un chiffre d’affaire de plusieurs centaines de millions d’euros.

Dans le même temps, l’enquête nous apprend que les dividendes de son entreprise ont presque doublés entre 2010 et 2014.

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Pierre Gattaz n’est rien d’autre qu’un de ces obscures membre de l’oligarchie financière mondialisée, qui se joue des frontières pour mieux s’enrichir sur le dos des peuples. Comble du cynisme,  ce même homme se permet de comparer notre pays à un « enfer fiscal ». Un enfer qui ne l’empêche pas de se hisser au rang de la 224ème fortune de France…

Découvrez ici l’enquête complète.

 

C P I

Pacte de responsabilité : les mensonges de Pierre Gattaz

Chahuté par le public chez Laurent Ruquier, Pierre Gattaz a soutenu qu’il n’avait pas promis la création de 1 million d’emplois en contre partie du cadeau de 40 milliards d’euros en exonérations de charge accordé par le gouvernement.

Voici le document dont parlait Léa Salamé au sujet des promesses bidons du MEDEF.

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Le replay de la « prestation » de Pierre Gattaz  :

 

 

En faillite ? Des anciens salariés découvrent le nom de leur ex-patron dans les Panama papers

Les révélations du panama leaks ne font que commencer…

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Figure Ambiguë Via Flickr CC

http://www.europe1.fr/economie/licencies-il-y-a-4-ans-ils-decouvrent-que-leur-patron-est-cite-dans-les-panama-papers-2714173

Des salariés mis au banc de la société en devenant chômeurs ont appris que leur « cher »  ex-patron dissimulait plusieurs millions d’euros au panama, bien à l’abris du fisc français.

En plus de ne pas contribuer à l’effort fiscal commun (en langage plus clair ça veut dire hôpitaux, école, administrations, protection sociale) ces patrons, qui sont avant toute chose des voyous, ont tout simplement plongé des hommes et des femmes dans la précarité et l’insécurité du chômage…

Suivons les dossiers pour une justice exemplaire…

 

 

La Société Générale attaque Jean-Luc Mélenchon en justice

 

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« Société Générale » de Raphaelle Laf Euille via Flickr.com

Pour ses propos sur la Société Générale (voir ici)  Jean-Luc Mélenchon fait l’objet d’une plainte pour diffamation.

Pour mémoire J.L Mélenchon ne fit que rappeler le mensonge des dirigeants de cette banque devant des parlementaires… A ce titre le député européen demande la mise sous tutelle de la banque, comme la législation le permet.

Il aura donc le privilège de partager le banc de Mr Kerviel et de son avocat Maître Koubbi, eux aussi attaqués en diffamation.

Ceci est un symptôme, et il est très préoccupant. Le symptôme d’une société dont les représentants ne peuvent plus faire la critique d’une dérive généralisée de la grande finance sans être poursuivis en justice où ils auront à faire face à une armée d’avocats. Ceci acte la mort du pouvoir politique face au pouvoir délirant de la Finance.

A travers ces poursuites, c’est notre liberté que la Banque attaque. Nous laisserons-nous faire ou nous battrons-nous ?

Aux armes, insoumis !

Y.S

 

Un rappel du scandale fiscal précédent, le Swissleak

Partout l’ambivalence règne. M. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, s’est engagé à faire de la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales en Europe une de ses priorités. Mais, en dix-neuf ans à la tête du gouvernement luxembourgeois, il n’a cessé d’encouragHSBCer les multinationales à verser à son pays quelques dizaines de milliards d’impôts, en dépouillant les autres Etats européens de centaines de milliards de recettes fiscales leur revenant. Une anecdote suffit pour saisir l’ampleur de la fraude. En août 2009, M. Eric Woerth, le ministre du budget français, annonçait détenir une liste de trois mille évadés fiscaux présumés. Dans l’espoir d’éviter les sanctions, quatre mille sept cent vingt-cinq contribuables se sont alors déclarés auprès des pouvoirs publics pour régulariser leur situation. Parmi eux, seuls soixante-huit figuraient sur le document de Bercy.

https://www.monde-diplomatique.fr/2015/03/WARDE/52733