La Société Générale attaque Jean-Luc Mélenchon en justice

 

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« Société Générale » de Raphaelle Laf Euille via Flickr.com

Pour ses propos sur la Société Générale (voir ici)  Jean-Luc Mélenchon fait l’objet d’une plainte pour diffamation.

Pour mémoire J.L Mélenchon ne fit que rappeler le mensonge des dirigeants de cette banque devant des parlementaires… A ce titre le député européen demande la mise sous tutelle de la banque, comme la législation le permet.

Il aura donc le privilège de partager le banc de Mr Kerviel et de son avocat Maître Koubbi, eux aussi attaqués en diffamation.

Ceci est un symptôme, et il est très préoccupant. Le symptôme d’une société dont les représentants ne peuvent plus faire la critique d’une dérive généralisée de la grande finance sans être poursuivis en justice où ils auront à faire face à une armée d’avocats. Ceci acte la mort du pouvoir politique face au pouvoir délirant de la Finance.

A travers ces poursuites, c’est notre liberté que la Banque attaque. Nous laisserons-nous faire ou nous battrons-nous ?

Aux armes, insoumis !

Y.S

 

Polémique après le passage de J.L Mélenchon dans le Supplément : tempête dans un verre d’eau

Les positions de Jean Luc Mélenchon sur la Syrie divisent, et sont l’objet d’une instrumentalisation médiatique dans la campagne de dénigrement dont il est l’objet.

Comment comprendre les propos de Mr Mélenchon sur la nécessité d’une paix rapide et d’un arrêt des bombardements français en Syrie ?

Commençons par dire que la plupart des analystes militaires s’accordent à dire que l’EI ne sera pas vaincu par les bombardements de la coalition.

Il nous faut saisir l’essence de ce groupe d’assassins, la façon dont ils se sont construits, les raisons de leur implantation dans les populations civiles locales et surtout le fait que l’EI est une formidable aubaine pour redonner à Bachar Al Assad une bouffée d’oxygène sur la scène internationale.

Aux amnésiques : Bachar est le meurtrier de tout un peuple, qui a massacré ses citoyens de façon arbitraire et par centaines de milliers, peuple dont on estime à plusieurs millions le nombre de déplacés.
Aux nostalgiques de la République Syrienne : elle était laïque et multiconfessionnelle certes, mais est-ce la seule grille d’appréciation qui vaille ? J’encourage chacun à discuter avec des syriens autour de lui afin de prendre la mesure de la dictature que ce fût.

L’inaction de la communauté internationale a eu entre autres effets la récupération de la révolte par les groupes djihadistes dont certains jugés plus fréquentables ont été financés par nos gouvernements, ainsi que l’appropriation musclée du règlement du conflit par les russes qui défendent leurs intérêts régionaux..

L’heure est au pragmatisme. Il faut ramener une paix dans la région et organiser l’après. Il est évident que Bachar ne pourra pas à terme rester à la tête de la Syrie (les russes eux-mêmes ne le nient pas), mais bombarder indéfiniment des territoires où sont pris en otage des populations civiles sans chercher un règlement politique avec tous les acteurs en présence ne règlera pas non plus le conflit.

Sortons de la caricature et attaquons nous aux racines du mal, ce qui peut signifier prendre de la distance vis à vis de nos allégeances traditionnelles, et ceci dans l’intérêt de ces populations.

A vos réactions.

Yohan SAYNAC

@yohan375