Inscription officielle des candidats

IMG_7343Ce matin s’ouvraient les bureaux d’inscription des candidats aux législatives. Plusieurs groupes de la France Insoumise étaient présents dès l’ouverture.

Nos candidats, tous extrêmement motivés, comptent s’appuyer sur l’Avenir en Commun pour leur campagne, invitant tous ceux qui défendent l’écologie, la transition
énergétique et l’égalité sociale à les rejoindre.

IMG_7333Les sujets sont multiples, le Val d’Oise aussi, cette campagne sera le moyen de rapprocher les habitants, les citoyens, sur les sujets fondamentaux qui nous occupent tous les jours.

Cette campagne nous permettra à tous, d’obtenir une majorité pour faire entendre ces idées et préoccupations à l’Assemblée.

Votons les 11 et 18 juin !

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Ne ratez pas Piaf 95 !

RECTO-PIAF-2017

Après nos assemblées de circonscription qui ont rencontré un franc succès,

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Assemblée de la seconde circonscription

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Assemblée de la dixième circonscription

Le programme de samedi 13 est chargé :

  • Le matin, les Rencontres du Samedi, de 10h30 à midi au Café Columbia à Cergy. Nous y exposerons le plan de bataille pour les législatives des 2ème et 10ème circonscriptions.

  • Tout de suite après, vous pourrez vous rendre à Pierrelaye

 

Le samedi 13 mai se tient le 5ème Festival-Forum Social PIAF 95 ! « Circuits courts, court circuit » à Pierrelaye (95) Salle polyvalente, rue des jardins
Le PIAF 95 est le rendez-vous de la gauche radicale locale ! Un lieu et un temps pour se retrouver, échanger, reprendre des forces entre les présidentielles et les législatives, dans une ambiance festive et conviviale !

Cette année, le PIAF 95 abordera la notion des alternatives locales. « Circuits courts, court circuit »
En recentrant les énergies, sans avoir besoin d’aller chercher bien loin, des solutions existent autour de nous pour repousser les insatiables profits des mastodontes !

Des circuits courts pour court-circuiter la fatalité !

Programme :
Dès 11 heures, la salle polyvalente ouvre ses portes
14 heures – 15 heures : débat « circuits courts dans l’alimentaire »
Pause musicale avec les Blues Gardeners
16 heures 30 – 17 heures 30 : débat « circuits courts culturels »
17 heures 30 – 19 heures 30 : Film: « Qui a tué Ali Ziri » projection et questions au réalisateur, avec Omar Slaouti
tout au long de la journée, des stands d’associations, notamment la CGT Finances et la CGT Douanes, Terre le Liens,  Les Amis de la Terre, CPTG et Val d’Oise Environnement, la FCPE et les FRANCAS + RESF, le journal Fakir, le collectif ALI ZIRI, le collectif de soutien aux Roms du Val d’Oise, des personnes de Nuit Debout Cergy, le collectif Antifa de Cergy…
des jeux,
une guinguette, des ateliers de Qi-Gong, d’accroyoga, de graff…
Restauration de spécialités sénégalaises, libanaises, sandwichs, et buvette avec l’excellente bière locale du Chat Volant.
20 heures : Concert (12 €) : Motivés ! avec Frédo des Ogres de Barback en régional de l’étape !

En savoir plus : http://piaf-95.webnode.fr/products/piaf-95/

Vers les jours heureux…

Réflexion poétique et littéraire

 

Auvergne IMG_3995Le bonheur,

Il a un rapport fort à la liberté, il permet de créer des « oasis »entre nous, les lieux où l’on peut se retrouver, partager, projeter, créer… rêver.

Dans les rêves naît la liberté.

Rêver tous les possibles, les regarder en face, et les relier à la vie, pour aller et voir plus loin.

La liberté,

C’est refuser l’ordre établi, la cruauté des pouvoirs…

Pour s’en sortir, pour trouver cette liberté, il faut se retourner vers l’intérieur des êtres.

L’homme a une extrême force pour se détruire, il faut l’utiliser, l’élever, pour atteindre une forme de spiritualité, l’humanité.

Marie-Laure Spéri

 

Laissons-nous traverser par cette humanité que proposent les poètes,

Qui accordent à chaque être le droit d’exister, libre et souverain sur une terre qui appartient à tous et qu’aucune frontière ni aucun mur ne peut délimiter.

Edito du Théâtre Qui

 

arbres et chemin 5618243506_a69e7279f6_bEn quelle heure fugace reprendre sa vie

Si ce n’est en l’autre

Oser encore recourir à l’espoir

Oser encore

Porter l’instant et le rendre à lui-même

Répondre quel qu’il soit au baiser de la terre

Vouloir ce plus loin dont on ne sait pas le nom

Andrée Chedid, extraits de « Oser encore », Textes pour un poème.

 

IMG_4913L’art et la société, la création et la révolution, doivent retrouver la source de la révolte où refus et consentement, singularité et universel, individu et histoire s’équilibrent dans la tension la plus dure.

La révolte n’est pas en elle-même un élément de civilisation. Elle seule dans l’impasse où nous vivons, permet d’espérer l’avenir dont rêvait Nietzsche. Au lieu du juge et du répresseur, le créateur !

Albert Camus, l’homme révolté, extraits.

 

« Nous sommes du parti des peuples décimés et affamés, des expatriés, des chassés, des humiliés, pour qui l’espoir violent est ce qui reste sous la dent… et gardez vos rires dans la gorge, c’est là un aliment, souvenez-vous, qui nourrit bien le muscle de la canaille »…

finance 33700895291_e79928c8de_o« Nous veillons à ce que la soupe inodore, incolore que nous sert la machine à divertir vous amollisse le cerveau au point de vous faire perdre toute conscience et tout esprit critique, et avale tout cru votre liberté de penser. »

« Car la peur de cette liberté là, la peur d’être libre, bâtit toutes les prisons humaines, prisons mentales, prisons de chair et prisons de pierre, barbelés, camps… Contre la sale peur, souverainement, luttons ! »

Jean Pierre Siméon, extraits.

Sélection des textes Marie-Laure Spéri

MESSAGE D’UN ABSTENTIONNISTE CONVAINCU QUI A DÉCIDÉ DE VOTER CETTE ANNÉE, POUR QUI ET POUR QUOI…

urneJ’avais envie de m’exprimer ici pour faire connaître à mes amis, à mes proches et moins proches qui pourraient avoir envie de me lire, quelles sont mes réflexions sur la période électorale que nous vivons…

Et je voudrais m’adresser plus spécifiquement à tout ceux qui sont dégoûtés de la politique, de la médiocrité de cette campagne, des médias, du système dans son ensemble. A ceux qui ne veulent plus/pas voter, soit par dédain soit par mépris. A ceux qui veulent que ça change mais qui ont perdu l’espoir. A ceux qui souffrent de voir chaque jour bafoué l’intérêt général. A ceux qui ont conscience que l’urgence écologique nous pousse à prendre une voie radicalement différente.
Aujourd’hui, pas demain, pas dans 5, 10 ou 20 ans…

Ceux qui me connaissent un peu savent le constat que je partage, et que je suis loin d’être le seul à porter, sur l’état alarmant de notre démocratie, et sur la gravité des crises écologiques, économiques, sociales, énergétiques, politiques, médiatiques, diplomatiques (etc.) que nous traversons.

IMG_6709A vous tous qui partagez ce diagnostic, je vous en conjure, lisez le programme de la France Insoumise ! Oubliez le personnage qui le porte, c’est secondaire à la limite !

Nous sommes une majorité à avoir non seulement perdu foi en nos dirigeants mais à carrément rejeter l’organisation-même de notre société. Nous sommes aujourd’hui nombreux à nous abstenir de voter, à serrer les dents faces à ces oligarques déconnectés de la réalité, qui ne mesurent même plus l’arrogance et le mépris dont ils nous toisent tellement ils sont éloignés de nos légitimes attentes… Ils en récoltent aujourd’hui certains fruits, dédain dans le meilleur des cas, rage ou désespoir dans les pires…

J’ai 32ans, ma conscience politique s’est construite avec l’arrivée d’Internet, mon regard sur le monde et ma façon d’appréhender l’information y sont profondément liés et ne seraient pas ce qu’ils sont si mes opinions ne s’étaient forgées qu’avec les réseaux médiatiques classiques. Mais ce n’est pas représentatif de l’ensemble de la population.

Pour ma part, je connais et j’adhère aux nombreuses critiques que l’on peut porter au système, j’ai longuement écouté/vu/lu Ariès, Héssel, Chouard, Rabbhi, Chomsky, Ruffin, Friot et tant d’autres. J’ai adhéré pleinement au documentaire « Je n’ai pas voté » de Moise COURILLEAU et Morgan ZAHND, dont j’ai fait la publicité autour de moi à maintes et maintes reprises.
Combien de discussions animées (on dit clash maintenant) ai-je pu avoir pour défendre mon abstentionnisme ?!

L’abstention est devenu pour beaucoup d’entre nous, un étendard que nous portons fièrement, refusant de participer à cette grande mascarade. Je l’ai souvent dit, ils jouent finalement tous au même jeu, il n’y a que la couleur du maillot qui change, la stratégie pour gagner…C’est ce jeu auquel nous ne voulons plus participer. Nous voulons changer les règles. Nous décidons de quitter le stade. Fini d’être des moutons, fini de croire au promesses, finie l’infantilisation de nos rapports démocratiques, nous serions tout juste bons à mettre un bulletins dans une urne de temps en temps ? Abreuvés le reste du temps de magouilles politicardes, d’arrangements en douce, de calculs électoraux, de discours vides, de langue de bois constante…

Non, c’est fini, on ne se fera plus prendre, nous ne voulons plus de ces élites qui s’entretiennent en circuit fermé, il est temps que nous reprenions possession de nos vies, de notre pays et de notre planète…
Alors voilà, une fois qu’on a dit ça, on n’a rien dit !
Face à l’urgence et à l’extrême gravité de l’état du monde, face au souffrances, aux violences que subissent chaque jour les plus faibles d’entre-nous et face aux souffrances supplémentaires qui ne manqueront pas de venir s’y ajouter pour nous tous demain si nous ne faisons rien, se pose la question de l’action.

On fait quoi concrètement, du coup, pour changer tout ça ?
La révolution ?
Je veux bien, mais qui commence, pour y mettre quoi à la place et surtout, comment allons-nous nous y prendre ?

Je ne crois plus au Grand soir, le réveil spontané du « peuple ».

Je n’y crois plus car l’opinion publique est bercée par les vapeurs médiatiques de quelques milliardaires, parce que les pensées politiques ne s’articulent pas librement, mais au sein d’appareils complexes qui lissent les divergences pour en faire des lignes politiques défendues par tel ou tel parti, au détriment de la libre pensée de chacun. Je n’y crois plus car la publicité, les émissions abrutissantes, les rayons de nos magasins et le confort de nos canapés nous ont détournés de ces enjeux pourtant cruciaux.
Nous évoluons aujourd’hui dans un environnement politico-médiatique acquis au Grand Capital (et détenu par lui), prisonnier de ses dogmes, nous ne sommes mêmes plus en mesure de penser en dehors du Libéralisme, du CAC40, des partis, formatés que nous sommes par les incantations à la croissance, à la productivité, la compétitivité, la dette, etc.

Le niveau de déliquescence est tel qu’il ne se passe pas une journée sans qu’une nouvelle information surgisse et nous fasse bouillir de rage.
Inégalités criantes, injustices, lois scélérates, trahison des peuples, opinions manipulées, émotions exacerbées, tous les jours, nous constatons l’échec de l’intelligence collective et malgré tout rien ne bouge.

3221466484_f984092479_oHeureusement, il reste internet, notre dernière fenêtre sur le monde, sur les autres, bien que malmenée par les mêmes qui veulent se l’approprier (pourquoi Internet moins qu’autre chose après tout?).
Internet est aujourd’hui, malgré tout, le dernier petit espace de liberté qu’il nous reste. Et c’est bien là que l’on voit encore s’exprimer librement telle ou telle idée, quoi qu’on en pense.
C’est, de plus en plus, là que nous nous retrouvons pour confronter nos opinions, s’informer, bref échanger.

Oui.
Mais…
En attendant, le temps passe et rien ne se passe…
Combien de temps pour que nos concitoyens s’en convainquent ?
Combien d’élections à boycotter avant que n’émerge une pensée révolutionnaire constructive ?
Combien d’assemblées constituantes tirées au sort avant qu’on mette en application les belles idées qui y en surgissent ?
Combien de temps pour vider le stade ?
Et par quel miracle ce changement peut-il s’imposer à tous, alors que nombreux sont ceux à ne même pas prendre la mesure du travail qui nous attend ?

Non, je ne crois plus au grand soir…

Nous vivons un moment historique qui agite nos esprits, qui nous appelle à nous remuer les méninges et à retrousser nos manches, il n’y a malheureusement plus une minute à perdre (et croyez moi, en matière de procrastination, je m’y connais!)

Nous n’avons plus le luxe d’attendre que les choses changent d’elles-mêmes, L’HEURE EST VENUE !!

Revenons-en donc à nos moutons, nous sommes en pleine campagne présidentielle.

Quand j’ai appris que Mélenchon présentait sa candidature pour cette nouvelle élection, je n’en ai fait que peu de cas. J’étais comme beaucoup, à le mettre dans le même panier que les autres. Mais en découvrant plus avant le programme qu’il portait cette année, j’ai accepté d’y prêter une oreille distraite.

C’est quand j’ai entendu que l’idée au cœur du projet (sur plus de 350 propositions) était la convocation, par référendum, d’une assemblée constituante composée de citoyens n’ayant jamais été élus et de citoyens tirés au sort, afin d’écrire la constitution de la 6ème République, que mes yeux se sont écarquillés, avais-je bien entendu ? (C’est le tirage au sort qui a fait « tilt »).

J’ai donc accepté d’en apprendre davantage, et bien les amis WAOUH , ça fait du bien ! Ça apporte de l’espoir dans ce paysage dégueulasse, ça voit loin, ça relève d’une idéologie cohérente, radicale mais juste !

Alors que les médias nous assomment de sondages, nous rabâchent en boucle les affaires honteuses des uns tandis qu’il font monter la sauce artificielle de tel ou tel candidat providentiel, jeune et anti-système mais formé chez Rothschild (suivez mon regard), on ne parle pas du fond.

Là on n’est pas dans le programme écrit sur un coin de table, on n’est pas dans les mesures pondues pour plaire à telle ou telle frange de l’électorat, on est loin du populisme même !

J’y ai découvert un programme ambitieux et détaillé, réfléchi et mûri par le travail de milliers de citoyens volontaires, des mesures cohérentes, une vraie vision à long terme, bref une base de réflexion extrêmement stimulante.

Nous aurions enfin l’occasion de remettre tout à plat, de renverser la table, de nous mettre d’accord ensemble, sans appareils qui viennent se placer entre nous et la Démocratie, de trouver les parades aux écueils que l’on constate aujourd’hui et dont nous ne pouvons nous débarrasser autrement.

J’ai ressenti le besoin de m’exprimer publiquement pour rappelez la GRAVITE et l’URGENCE d’une révolution.

ProgrammePrenez connaissance de l’Avenir en Commun, je vous en conjure et vous verrez qu’on a là une occasion unique de tout changer, que l’on porte ou pas les idées de la France Insoumise d’ailleurs ! Ce n’est pas de l’utopie de le penser comme on l’entend souvent dans les médias, soyez-en votre propre juge.
S’il n’est pas déjà trop tard, je crois que c’est la notre meilleure chance, voire notre dernière, de reconquérir pacifiquement notre souveraineté et notre liberté. Et oui, nous avons une réelle occasion, le mouvement prend chaque jour de l’ampleur et chacun d’entre nous peut s’en faire le porte parole, et si pour une fois on votait utile?

Résistance !

 

Thibault Lery

Pourrons-nous échapper à la traîtrise, à la trahison ?

snake-at-s-a-zoo-1383449Si la trahison est le fait d’abandonner, de livrer à ses ennemis ou de tromper la confiance d’un groupe (politique ou religieux), d’une personne (ami, amant, famille) ou de principes (moraux, ou autres), certains de nos femmes et hommes politiques notamment celles et ceux qui prétendent diriger la France ont depuis longtemps sombré dans les trahisons en tout genre et nous demandent de les suivre…

Daniel Cohn-Bendit traître à ses idéaux de 68,

Robert Hue traître à ses anciens camarades du PCF,

Bertrand Delanoë traître à son premier mandat de Conseiller de Paris élu sur liste PCF,

Corinne Lepage, François Bayrou, Alain Minc, Pierre Bergé, Erik Orsenna, Jacques Attali, Elie Cohen, Bernard Kouchner, Bernard Henri-Levy et j’en passe…de l’Art de la traîtrise entre copains…

Manuel Valls et Emmanuel Macron s’élèvent au grade de maîtres es traîtres, traîtres à leurs convictions s’ils en eurent, traîtres à leurs compagnons et ils en eurent…

François Hollande traître par abandon, François Fillon traître par amnésie ou par amour au choix mais soutenu par Alain Juppé et Nicolas Sarkosy traîtres ex cathedra…

Même l’extrême droite haineuse est infidèle à ses « idéaux familiaux«  en se déchirant en famille à coups de trahison et continue son traître révisionnisme à vomir…hier les chambres à gaz comme détail de l’histoire aujourd’hui elle absout l’Etat Français en remettant en cause sa responsabilité dans le crime odieux de la rafle du Vel d’hiv.

Le patron de chez Paul, célèbre boulangerie, parle en les trahissant de ses 14OIMG_7072OO salariés en prétendant qu’ils soutiendraient tous Fillon !

Benoît Hamon pour le moment semble résister à l’appel des sirènes mais bien qu’ancien ministre socialiste de l’Economie Sociale et Solidaire…les concepts
économiques privilégiant l’humain sont curieusement absents de son programme. Tra
îtrise ?

Alors qui ? de qui pouvons-nous être sûr qu’il ne nous illusionne ; nous mène en bateau, ne nous trahisse et ne nous oblige à nous trahir nous-même comme en 2012.

L’Insoumission sans concession est l’antidote à la trahison d’où qu’elle vienne !

Jean-Luc Mélenchon est le seul à qui mon bulletin de vote fait confiance…il faut voter pour le seul candidat convaincu et convaincant, celui seul pour qui l’humain est au centre même de toutes ses propositions et prétentions Présidentielles.

Liberté, Egalité, Fraternité,

Amitié Insoumises

Jean-Marc Piron-Kerautret

Après l’agonie du PS…

Les trahisons

Après avoir invectivé Jean-Luc Mélenchon pendant des mois pour ne pas avoir participé aux primaires faussement appelées les « primaires de la gauche » par tous les médias, le bateau PS prend l’eau…

Tous les « dignitaires » et « élus importants » du PS n’hésitent pas à renier leur parole en se faisant Macroniser…

Rappelez-vous un slogan Hé Ho la gauche…. et bien ils sont tous partis…. ou presque…

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Plus aucune cohésion, chacun va « à la soupe » pour se préserver son petit siège.

Simplement triste. honteux,.

Les volontés, les insoumis, 

Nous ne voulons plus de cette image et de ce fonctionnement de la démocratie,

Il faut que les jeunes votent, nous allons leur expliquer sur le terrain, le droit de vote est fondamental, ils ne se rendent pas compte du pouvoir et du privilège qu’ils ont.

Nous ne voulons plus des petits arrangements entre « amis »

Nous voulons pouvoir échanger avec nos élus et les révoquer si besoin,

Nous voulons une vraie démocratie participative,

L’avenir n’est pas « désirable », il nous faut le défendre.

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Non, il n’y a pas besoin de mettre des draps noirs, c’est plein..

Notre ennemi est la spéculation, l’accumulation, le non respect de l’humain,

Il nous faut réaliser que les multinationales ont désormais le pouvoir face aux états, les soit-disant accords pour favoriser le libre échange sont là pour cela. Voyez le Ceta et le Tafta…  C’est tout simplement indécent, inacceptable.

Consultez le site d’Attac … Ils nous mettent en garde depuis des années et défendent la taxe Tobin depuis leur création.

Que tous les gens animés par cette conscience se retrouvent, c’est fondamental,

Rejoignez la France Insoumise,

Défendez vos idées,

Rejoignez les groupes d’appui,

Participez, impliquez vous,

A très bientôt,

L’équipe CPI et opsine95 pour l’article

 

 

 

 

 

Conférence de Presse de la deuxième circonscription du Val d’Oise

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De gauche à droite, Luc Deprez, Sylvie Geoffroy, Eliott Bareau, Jean-Marc Piron-Kerautrer

Samedi matin, l’équipe s’est présentée devant les médias, Sylvie Geoffroy, 56 ans est la candidate, son suppléant est Eliott Bareau, 22 ans. Luc Deprez est le directeur de campagne, Jean-Marc Piron-Kerautret le mandataire financier.

IMG_6938Sylvie Geoffroy :

« Si je me suis proposée pour être candidate pour la France Insoumise C’est que j’ai trouvé dans le programme « L’avenir en commun » une résonance complète avec mes convictions personnelles. Depuis ma jeunesse, je suis sensible à l’écologie peut-être à cause de mes origines rurales et mes premiers combats furent contre la construction de la centrale de Golfech.

J’ai aussi toujours été attentive au sort des autres et mes métiers, infirmière d’abord et professeur des écoles, reflètent bien mon désir d’être aux services des plus faibles. Ensuite j’ai toujours été interpellée par les conditions de travail et cet engagement s’est traduit par une implication dans mon lycée comme déléguée des élèves puis dans mon travail comme déléguée du personnel dans la Clinique où j’ai travaillé puis été syndiquée dans mon nouvel emploi de professeur des écoles.

Enfin, je pense que nous faisons tous partie de la même Humanité. Que chaque geste que nous faisons nous engage au-delà de nos frontières.

En 2008, j’ai rejoint lors des élections municipales la liste » Mériel ensemble » puis j’ai participé comme « petite main » aux élections suivantes jusqu’à l’élection présidentielle de 2012 où j’ai découvert Jean-Luc Mélenchon avec le programme « l’humain d’abord ».

Après les élections législatives je me suis mise en retrait tout en continuant à soutenir le Front de Gauche aux élections régionales et municipales suivantes, mais un peu désabusée par l’attitude des partis.

Puis est arrivée la loi El Komhri, et j’ai repris le chemin de la lutte.

Je cherchais un autre moyen de prendre part à l’organisation de notre société et j’ai rejoins les nuits debout ou j’ai pu apprécier la qualité des débats et le formidable élan d’éducation populaire. Mais cela ne me satisfaisait pas et je me suis alors intéressée au programme de la France Insoumise initié par JLM. J’y ai trouvé tous les aspects que je recherchais depuis longtemps. Au travers de la règle verte et de la planification écologique, de la 6ième République, de la Constituante et de l’urgence sociale, j’ai senti que c’était le moment ou jamais. Je remercie l’assemblée citoyenne France Insoumise de la la 2ième circonscription de me faire confiance pour porter et défendre ces valeurs fortes, écologiques, sociales et solidaires. « 

                                   Photos Opsine95

Tous à la Bastille le 18 mars !

Merci à Jean-Marie Pasquier pour cette vidéo.

Nous n’avons plus que quelques jours pour motiver, persuader et faire venir un maximum de personnes.

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Ce weekend, sur Cergy Pontoise, nous avons
tracté, discuté, persuadé et
collé.

 

 

Notre semaine sera riche en interventions dans les gares, les universités, les lieux publics en général.

Nous recollerons quand il le faut, la visibilité du 18 mars est fondamentale pour sa
réussite.

Faites comme nous, impliquez-vous, discutez avec vos amis, votre famille, rejoignez les groupes d’appui.

A samedi, on se retrouve à la Bastille.

Vive la 6e République !

 

 

Déboulé du dimanche matin sur Saint-Ouen l’Aumône

 

© Photos Katia Noinledanois & Opsine95

Et si les atermoiements cessaient?

161217-logo-phi-cergy   Il faut être coupé de la population pour ne pas comprendre que le statut de Benoit Hamon, ministre de F. Hollande et apparatchik socialiste, provoque une répulsion dans le peuple de gauche, de la vraie gauche.

Sans compter la crise de confiance. Peu de gens croient que B. Hamon tiendra ses promesses d’ailleurs éminemment variables!

Une équation est largement partagée: « dirigeant socialiste = menteur »

Par ailleurs, les communistes ne voient pas la composition sociale de la France Insoumise: aucun de ses membres n’accepterait de faire campagne dernière Benoit Hamon.

Et il est bien évident qu’aucun communiste de bonne foi ne rejetterait le programme de la France Insoumise, l’Avenir en Commun, seul programme publié à gauche.

Il est donc regrettable que la Direction du Parti Communiste continue ses atermoiements, sinon ses palinodies. Il faut s’engager fermement aux côtés de la France Insoumise. Et je n’ai pas écrit derrière!

Se pose le problème des élections des députés. Bien sûr, la France Insoumise a annoncé sa volonté d’avoir 577 candidats, comme les autres partis d’ailleurs.

L’Insoumis que je suis, et beaucoup d’autres, considèrent que nous ne devons pas opposer de candidats aux députés sortants du Front de Gauche.

Marie-Georges Buffet n’a pas démérité, bien au contraire, et y compris André Chassaigne qui ne voit pas combien il est lourd dans son opposition personnelle à JL Mélenchon.

Nelson 95

 

Trois règles, trois visions du monde.

161217-logo-phi-cergyMarine le Pen rêve d’un adversaire. Elle l’a même fixé le week-end dernier lors de son entrée en campagne à Lyon : Emmanuel Macron. Il est vrai que Marine Le Pen aime la mauvaise dépression qui souffle depuis l’autre côté de l’Atlantique. Elle s’identifie donc à Donald Trump face à Clinton/Macron. Un protectionnisme xénophobe, haineux et violent contre le symbole du libre-échangisme. Elle aspire évidemment au même scénario. Oui mais voilà, en France Bernie Sanders est toujours en course. Il s’appelle Jean-Luc Mélenchon et offre une troisième issue au scrutin du printemps prochain.

Voilà le résumé du week-end dernier. La capitale des Gaules a vu et entendu trois visions distinctes proposées au pays. On peut en définitive les résumer à trois règles : la règle brune des fascistes, la règle d’or des libéraux, la règle verte des républicains sociaux et écologistes.

Aux naïfs qui identifient deux lignes – l’une dure, l’autre modérée – au FN pour mieux dé-diaboliser « Marine », cette dernière a répondu par un discours se vautrant dans l’infâme brouet raciste et xénophobe de son père. Elle propose de constitutionnaliser la préférence nationale. On en connaît la première concrétisation : l’école rendue payante pour les enfants d’immigrés. Mais en réalité ce sont tous les aspects de la vie sociale qui verraient ainsi les étrangers discriminés et renvoyés à un sous-statut permanent : sous citoyen, sous travailleur, sous élève, sous homme en réalité. Elle ne s’arrête pas là puisqu’elle rappelle sa volonté d’instituer le droit du sang. Ce sont donc en réalité plus de 11 millions de personnes vivant aujourd’hui en France qui se retrouveraient ainsi soumis à l’opprobre et à des mesures inégalitaires. On est au moins prévenu : non seulement l’application de la préférence nationale obligerait la France à dénoncer la plupart des conventions internationales signées en matière de droit de l’enfant, des travailleurs ou de l’homme tout simplement, mais Marine le Pen tournerait ainsi le dos aux principes républicains. Jamais les bases de la nation et de la protection qu’elle propose aux français ne sont apparues aussi évidentes : ethniques, purificatrices, divisant le peuple et les pauvres sans bien sûr remettre en cause d’aucune manière le système qui, lui, les exploite sans faire de distinction. Pour preuve, ses mesures économiques qui reprennent tous les ingrédients de la politique de l’offre sans remettre en cause l’austérité. La règle brune du FN est raciste et antisociale.

Emmanuel Macron essaie lui de camoufler la politique subie sans discontinuité par le pays depuis dix ans par une « modernité » anti-système. Cela sonne faux comme sa voix de fausset. L’écart est si grand entre la forme et le fond que ses moulinets ne devraient pas donner le change longtemps. Mais vu la promotion que lui fait le système et l’accident nucléaire qui a légitimement frappé Fillon, ce qui lui libère d’autant plus de place du côté des partisans du statu quo libéral, on ne peut jurer de rien. Emmanuel Macron c’est en effet la dévotion à la règle d’or des libéraux : austérité, compétitivité, dérèglementation et concurrence à tous les étages dans le cadre d’un libre-échange généralisé.

Devant 18 000 personnes, 12 000 à Lyon et 6 000 à Aubervilliers grâce à son hologramme, Jean-Luc Mélenchon a indiqué un autre cap. La confiance dans le peuple et dans les véritables élites de notre pays (ouvriers, ingénieurs, chercheurs, enseignants, marins, paysans, producteurs de richesse réelle…) pour ouvrir de nouvelles frontières. A rebours du déclinisme libéral et de l’obscurantisme du FN, Jean-Luc Mélenchon offre la vision d’une France jamais si forte que lorsqu’elle promeut les valeurs universelles de sa révolution. Au libre-échange des libéraux, source de concurrence et de conflits entre les peuples, Jean-Luc Mélenchon oppose une protection. Mais il le fait à partir d’une taxation sur des critères sociaux et écologiques dont la première vertu est, à l’inverse, de provoquer une élévation par le haut des conditions de vie sur la planète. Gouvernée sur ces principes, la France opposerait au libre-échange une politique de coopération et de contractualisation sur des bases nouvelles, respectueuse de l’environnement et des intérêts et des droits de chaque peuple à une souveraineté alimentaire et industrielle, à commencer par ceux du sud. Et dont pour le coup le seul adversaire serait le capitalisme financier dont la soif toujours plus grandissante – et inutile à la collectivité – de richesses constitue une mise en danger de l’humanité. La règle verte que Jean-Luc Mélenchon propose de placer dans la Constitution de la 6ème République pour soumettre les activités économiques au respect de la seule dette qui vaille pour l’avenir, la dette écologique, est le symbole de sa candidature, celle du progrès humain, du partage des richesses et de l’intérêt général.

Trois règles, trois visions du monde entre lesquelles les Français-e-s sont appelé-e-s à choisir. Est-ce à dire que l’élection présidentielle va se résumer à ces trois candidat-e-s ? Non. Mais tout indique que nos concitoyens chercheront des choix clairs et cohérents. Les électeurs de droite qui ont participé à la primaire des « Républicains » ont dégagé le passé, Nicolas Sarkozy, et fait un choix très à droite. Ceux ayant choisi de participer à la primaire du PS ont en quelque sorte donné les mêmes signaux à gauche en dégageant Valls. Quant à ceux, bien plus nombreux, qui aujourd’hui, profondément désorientés, ne savent même pas s’ils voteront, ils ne s’engageront pas en faveur des « ambigus ».

C’est tout le problème de Benoît Hamon qui reste au milieu du gué. Il dit vouloir discuter d’une majorité gouvernementale sans limiter cela à une discussion entre « appareils » ? Sur le papier l’idée n’est pas saugrenue. Mais il le fait en proposant de partager avec lui le fardeau de l’actuel PS et des responsables du quinquennat Hollande. Qu’il s’en dégage et on pourra alors discuter programme. Où, là encore, Benoit Hamon reste au milieu du gué. S’il reprend de larges pans – et c’est tant mieux – de nos principes écosocialistes, il se déclare pour la 6e République mais omet la Constituante ; il part de l’idée très libérale qu’il n’y aurait plus assez de travail pour tout le monde alors que le programme l’Avenir en commun priorise le partage des richesses et la répartition du temps de travail associée à une sécurité sociale intégrale ; il renâcle, en matière de politique internationale, à une vision vraiment indépendantiste de la France. Mais, surtout, il propose finalement de nous ramener à la voie sociale-démocrate en matière de l’Union Européenne en ne se donnant aucun moyen réel pour la transformer. A l’inverse nous pensons que la seule chance de sortir des traités tous ensemble pour reconstruire une Europe du progrès humain implique de mettre sur la table qu’en cas d’échec nous le ferons uniquement avec les pays qui le veulent (notre Plan A / Plan B). Tout cela pourrait finalement se résumer à un rappel : c’est sur le respect de la souveraineté populaire qu’est née la gauche il y a plus de 200 ans, c’est en lui redevenant fidèle qu’elle reprendra tout son sens. C’est aussi la marque de la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans une élection où plus que jamais tout est ouvert. Et que nous pouvons plus que jamais gagner.

Eric Coquerel
Co-coordinateur politique

La France Insoumise

Les rencontres du samedi

161217-logo-phi-cergyLa campagne accélère, nos espoirs grandissent.

Pour nous rencontrer, échanger, nous aider, connaître de nouvelles personnes, nous avons instauré « Les Rencontres du Samedi ».

Discussions sur l’actualité, le programme, la politique et sur tout ce qui intéresse les insoumis, ces rencontres sont ouvertes à tous.

Elles nous ont permis de mettre en place un calendrier qui permet à tous de savoir quelles sont les actions de la semaine, d’y participer et d’en proposer si vous avez une adresse Yahoo (ceci n’est pas une pub pour Yahoo ;-))

Le calendrier facilite grandement l’aide entre tous les groupes d’appui et permet de savoir qui vient, qui peut donner un coup de main, quand, à quelle heure etc.

Les résultats sont plutôt encourageants :

La semaine dernière, collage sur Jouy-le-Moutier et Vauréal, samedi, tractage aux trois Fontaines, dimanche tractage au Carrefour Market Jouy, mercredi, collage sur Eragny et les alentours, ce matin, tractage à la gare de Cergy Préfecture.

 

Les rencontres ont lieu tous les samedis au Café Columbia , Place de l’Hotel de Ville à Cergy Préfecture de 10h30 à midi.

Venez nous rejoindre !

Jean-Luc Mélenchon serait seul ?

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Les résultats sont là, 18 000 personnes ont assisté au meeting, Lyon et Paris confondus, nous ne parlerons pas de ceux qui ont tenté de dire que ce n’était pas vrai, les jauges des salles sont là, les gens dehors aussi.

C’est une énorme manifestation de masse, contre toutes les attentes des médias…

Les médias, enfin certains, avaient commencé à relayer l’évènement, pour le fun de l’hologramme. Au bout d’une demi-heure, toutes les chaînes retransmettaient le discours de l’extrême droite…

Pourquoi ? Nous avons évidemment la réponse, regardez à qui appartiennent les médias.

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Merci au Monde Diplo pour cette synthèse extrêmement utile.

Si vous le pouvez, soutenez le journal, ils en ont vraiment besoin pour rester indépendants.

Pour ce qui s’est passé dimanche, nous remercions ceux qui on fait un résumé :

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La suite, vous la connaissez, pour apparaître dans les médias depuis deux jours il faut être poursuivi par la justice…..

Nous allons faire vraiment mieux, vous pourrez dire que ce n’est pas difficile…

N’hésitez pas à interpeller les médias en direct via Twitter et FB pour qu’ils respectent le temps de parole, ou qu’ils arrêtent leurs contre-vérités avec leurs soit-disant experts, montrez que vous existez, que vous résistez, tout le temps, dès que vous le pouvez.

Il nous faut travailler au fond, expliquer notre programme, le vulgariser au besoin, persuader les gens de se rallier aux groupes d’appui et continuer le travail de terrain.

Le résultat sera là si nous nous y mettons tous. La vague de fond ne fait que commencer.

Rattrapage pour ceux qui étaient en vacance dimanche !

 

Les news de la semaine.

Et pour continuer sur le programme :

 

 

A bientôt,

Merci de vos commentaires et contributions.

L’équipe CPI

L’Avenir en commun contre le libre-échange et la préférence xénophobe

Article écrit par Eric Coquerel il y a une semaine et qui reste plus que jamais d’actualité.

Plus qu’une semaine ! Plus qu’une semaine avant la fin du pensum de la primaire du PS & affiliés. Bientôt, enfin, on pourra passer au débat consacré au seul suffrage universel. Au passage, étonnons-nous une fois encore que cet exercice importé des Etats-Unis, forgé dans un bipartisme qui ne sera heureusement jamais parvenu à s’imposer ici, ait pris l’allure d’une campagne quasi officielle dans les principaux médias audiovisuels français. Au fait, que va dire le CSA à propos de la gigantesque avance prise par les Républicains et le Parti Socialiste dans le temps d’antenne ? Il est à craindre qu’il ne s’assoie sur l’équité ainsi mise à mal. 

On ne sait qui remportera cette petite primaire. Une chose est par contre acquise : assuré de jouer les seconds rôles, son vainqueur ne sera pas le candidat, ou l’un des candidats, du système et de la médiacratie qui l’alimente. Ces derniers ont un nouveau champion. Emmanuel Macron, car c’est de lui qu’il s’agit, a littéralement été propulsé à coup de « Unes » et d’éditoriaux pendant cette primaire comme naguère, François Hollande, bon dernier des sondages de la primaire socialiste de 2012, avait été pareillement promu en une semaine après le forfait contraint de Strauss Kahn. 

Macron ne se revendique pas de gauche, ni de droite, mais son double bilan, à la banque puis au gouvernement, en fait un candidat fiable pour les « socio » (on cherche en quoi) libéraux. Son projet porte même potentiellement la disparition du PS au profit d’une force « démocrate ». Ce que ne semble pas renier, d’après les rumeurs, un François Hollande. Qui s’en étonnera ? Hollande était déjà sur cette ligne dans les années 80 avec son club « témoins ». 

Macron, donc, ce parfait représentant de l’oligarchie financière, cherche à donner le change justement par la représentation qu’il donne de Macron candidat. Ce type de camouflage que Guy Debord avait anticipé dans la « Société du spectacle » et ses « fausses luttes spectaculaires des formes rivales du pouvoir ».

Car ne nous y trompons pas, il n’y ni différence de fond ni de nature mais juste, peut-être, de degrés entre Valls et Macron et entre Macron et Fillon.

C’est la même logique d’une société du tout marché, de la culpabilisation du pauvre, du chômeur, du salarié, le même travail de destruction massive de l’Etat social, la même politique de l’offre qui n’est que l’autre nom d’une vieille politique de classe, celle qui voit le capital se repaitre du prix du travail pour accumuler toujours plus ses graisses inutiles.

Voilà pourquoi Macron est devenu la roue de secours du système au cas, probable, où le neo-Thatcherisme trop voyant de Fillon ne passerait pas auprès d’un peuple qui reste rétif au néo-libéralisme. 

Bientôt la période de pré-campagne va donc s’achever. La campagne « réelle » va faire tomber les masques des faux anti-systèmes de confort. Il apparaîtra plus encore que parmi les candidats capables de l’emporter, seul Jean-Luc Mélenchon se différencie par son programme. 

Par exemple à travers la fin de la règle d’or et d’un libre-échange qui est le moteur de cette accumulation sans fin du capital dont l’UE est le maître étalon.

Jean-Luc Mélenchon est, là aussi, le seul à indiquer le moyen de sortir du carcan libéral des traités tout en préservant des coopérations entre les nations européennes. Il s’agit de la méthode du plan A/plan B dont le prochain sommet internationaliste aura lieu le week-end du 11 mars à Rome.

Aborder cette nécessaire rupture avec les actuels traités européens ouvre une autre confrontation avec le dernier adversaire de la présidentielle : Marine Le Pen et le Front National.  

Elle est fortement biaisée par cette même médiacratie qui au fond lui sert la soupe. 

Regardez ou écoutez l’interpellation de n’importe quel journaliste abordant avec nous en plateau cette question en présence – ou pas, d’ailleurs – d’un sbire de Le Pen : « vous envisagez la sortie de l’euro ? Mais alors, vous dites comme le FN ? ». 

Ce domaine de l’extension de la confusion ne s’arrête plus là, mais à des domaines inédits. Exemples récents : « vous êtes pour la retraite à 60 ans ? Alors vous dites comme le FN » , avant que la même bêtise ne fuse sur l’augmentation des salaires. 

Et qu’importe que Marine Le Pen ne soit pas pour le retour à la retraite à 60 ans. Qu’importe que son augmentation des salaires ne consiste qu’à donner aux salariés ce qu’elle leur aura prise dans l’autre poche sous forme de baisse de la partie socialisée de leur salaire que sont les cotisations sociales. Le mal est fait.  

Elle, et son parti, bénéficie au pire de la bienveillance, au mieux de l’ignorance de médias qui prennent pour argent comptant sa posture sociale au point même de lui en attribuer la paternité. Doit-on leur rappeler que dans les années 30, parti nazi en tête, les fascistes copiaient déjà le vocabulaire du mouvement ouvrier au service d’un tout autre projet ? 

Le reste est à l’avenant et simplifie à outrance le débat démocratique en faveur du FN. On en connaît la logique : si l’extrême-droite se veut nationaliste, c’est la preuve que la nation est d’extrême droite ; si l’extrême-droite se dit protectionniste, c’est bien la preuve que le protectionnisme est d’extrême-droite.

Ce n’est pourtant pas cela qui singularise le projet de Le Pen.

Ainsi sur le protectionnisme. Si le libre-échange est incontestablement le vecteur d’une compétition totale et planétaire, le protectionnisme permet des politiques contraires. Il est parfaitement possible de protéger une économie sans remettre en cause une politique en faveur du capital et du tout marché. A l’inverse, le protectionnisme peut servir à desserrer l’étau des marchés, de la finance et des profits au bénéfice des producteurs de richesse et au nom de l’intérêt général. Il peut permettre de relocaliser et réorienter son industrie dans le cadre d’une planification économique. Il peut être tout le contraire d’un repli nationaliste et favoriser des accords de coopération à partir de critères sociaux et écologiques, et même être mis au service d’une vision altermondialiste des rapports internationaux.

Bref le protectionnisme est un moyen. Il peut être le point de départ d’objectifs différents, voire opposés.  C’est au fond la même question que pour la monnaie.

Et la rentrée de Mme Le Pen a montré combien nos objectifs, comme nos valeurs et principes, sont assurément contraires. 

On ne peut être qu’étonné à ce propos du quasi silence médiatique et politique, à l’exception de Jean-Luc Mélenchon et de notre parti, qui a accueilli l’interview de Marine Le Pen dans le Parisien. Pour être sûr qu’il soit entendu, le thème premier et principal qu’elle y développe a pourtant été, depuis, rappelé par ses lieutenants et elle-même : haro sur l’étranger ! Le Pen père en eut fait autant que maints boucliers démocratiques se seraient levés.

De quoi s’agit-il ? 

Marine Le Pen propose que les étrangers payent les deux premières années de scolarisation de leurs enfants. Dans une note de blog, François Cocq en a parfaitement résumé le résultat : on passe d’un enseignement gratuit, laïc et obligatoire à une école payante, ethnique et dérogatoire. Finie l’école rendue obligatoire depuis Jules Ferry (si l’école est payante, les parents ne peuvent être obligés d’y envoyer leurs enfants). Caduc le droit universel de l’enfant considéré comme un individu propre dont le sort n’est pas dépendant des caractéristiques et de l’origine de sa famille ou de sa communauté (ce qui est d’ailleurs contraire au principe de laïcité). 

Plus encore, l’école n’est pour Marine Le Pen qu’un exemple. Elle élargit en effet cette méthode « de carence » aux droits sociaux en annonçant qu’un travailleur étranger n’en bénéficiera pas pendant deux ans tout en payant ses cotisations. 

A quelle population s’étendront ces mesures ? Il y a deux mois, Philippot les réservait aux enfants de sans-papiers. En quelques semaines, cette « carence » s’est étendue à tous les nouveaux étrangers, les enfants sans-papiers étant eux immédiatement expulsés. A ce compte-là dans un mois tous les étrangers vivant dans le pays seront concernés (5,5 millions de personnes au dernier recensement), sans compter qu’en supprimant le droit du sol au bénéfice du droit du sang, le FN transformerait de facto des millions de jeunes Français en étrangers susceptibles donc de pâtir de ces mesures. 

On peut également imaginer que le FN étendrait les champs d’application de cette préférence nationale qu’il entend constitutionnaliser. Il ne s’agit rien de moins que de remettre en question le préambule de la constitution de 1946 auquel personne n’a osé toucher. Elle s’appuie en effet sur les droits universels hérités de la Révolution française et de la victoire sur l’idéologie raciste du nazisme. Sans compter que la France dénoncerait du coup la plupart des accords internationaux signés en matière du droit de l’enfant ou de la protection des travailleurs par exemple. 

A cela, le FN réplique qu’il ne s’agit que d’une mesure pragmatique qui répond aux besoins de l’époque. La manipulation est grossière. En quoi la France de 1946, ruinée par la guerre et l’occupation, aurait-elle pu se permettre de « nourrir » des étrangers à peu près aussi nombreux proportionnellement qu’aujourd’hui, tout en inventant la Sécurité sociale pour tous les travailleurs, étrangers ou pas ? 

On devrait d’abord s’occuper de « nos pauvres » susurre aussi l’extrême-droite. Marine Le Pen pense-t-elle que le froid va distinguer la nationalité de celui qui risque de mourir ces jours-ci dans la rue ?

Pense-t-elle que la grippe le fera, elle qui propose de supprimer l’AME ignorant sans doute que laisser une population mal soignée est dangereux pour tout le monde, la contagion ignorant là aussi les origines des malades ? 

En réalité le FN ressort là les fondamentaux de l’extrême-droite. L’étranger est désigné comme responsable premier de tous les maux (« 1 million de chômeurs, 1 million d’étrangers » proclamaient les affiches des partis ancêtres du FN dans les années 30). Histoire d’oublier comment et pourquoi l’on meurt aujourd’hui en plus grand nombre du froid et de la grippe dans la 5ème puissance économique au monde, qui tient aussi le record en Europe des dividendes versées aux actionnaires. Rien de nouveau bien sûr, le FN jouant parfaitement son rôle de diversion et de diviseur : mieux vaut que les pauvres s’en prennent les uns aux autres pour laisser l’oligarchie financière continuer à capter toujours plus de parts de la richesse nationale.  

Ce qui est nouveau, c’est que cette politique d’exception et de tri ethnique n’indigne plus les beaux esprits. Elle rappelle pourtant combien le FN n’est pas un parti républicain et que s’il y a des bisbilles de palais en son sein, ce ne sont en rien des différences idéologiques. 

Là encore, qui d’autre que Jean-Luc Mélenchon s’y oppose sur le fond ? 

Qui d’autre, au final, peut empêcher un duel au second tour entre Mme Le Pen et un tenant du libéralisme ? A la préférence xénophobe des uns et au libre-échangisme des autres, nous opposons un avenir en commun. Il apparaît plus que jamais comme la seule alternative réelle pour le pays.

Eric Coquerel
Co-coordinateur politique

Parti de Gauche